Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Le Syndicat des médecins du Burkina (Symeb) a décidé, à l’issue d’une assemblée générale tenue le 7 octobre dernier, de remettre un mémorandum au gouvernement ce lundi 16 octobre 2017. Leur objectif, attirer l’attention du gouvernement sur la dégradation du système sanitaire en matière de ressources humaines. Une situation décrite dans le mémorandum remis au secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Robert Kargougou.

Pour le secrétaire général du Symeb, Dr Alfred Ouédraogo, ce mémorandum est un élément de prévention et un rappel de leur plateforme revendicative remise depuis plus d’une année. «Ce mémorandum vaut rappel au gouvernement afin qu’il puisse prendre la mesure  de l’ampleur de la dégradation dans le système de  santé en ce qui concerne  les ressources humaines», a fait savoir M. Ouédraogo.

Les médecins disent être attachés à cette plateforme et espèrent que le climat ne se dégradera pas du fait du non-respect des engagements du gouvernement. Pour eux, ils ne veulent pas du dilatoire car le système sanitaire du Burkina Faso souffre depuis un certain temps. Par ailleurs, le Symeb n’arrive pas à comprendre que des médecins soient recrutés depuis décembre 2016 et «jusqu’à présent, ils ne sont pas mandatés».  «Nous devrions avoir des règles de gestion de ressources humaines beaucoup plus efficaces. Des malades meurent et ne nous pouvons pas avoir des médecins pendant presqu’une année pour une lourdeur administrative de la fonction publique et qui sont dans la nature. Pour cela, nous exigeons des règles de gestion efficace pour que les hôpitaux puissent avoir des ressources humaines de qualité», a expliqué le Secrétaire général du Symeb.

Selon lui, il y a un sérieux manque de médecins spécialistes au Burkina Faso, en dehors des villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Or, pour le secrétaire général du Symeb, les populations des villes les plus reculées devraient bénéficier de soins de qualité et appropriés. A l’écouter, il y a une désaffection vis-à-vis de la spécialité au Burkina Faso. C’est pourquoi le Symeb demande au gouvernement de prendre des mesures idoines pour qu’il y ait suffisamment de spécialistes.

Le Symeb estime aussi qu’il est «indécent que quelqu’un aille se former pendant 8 ans après son doctorat et ne bénéficie que de 16 000 francs CFA comme incidence sur son salaire. Le système de santé a vraiment besoin de ressources humaines de qualités et motivés». Au-delà de cet élément de motivation, ces médecins estiment que l’hôpital doit être reformé.

Le Secrétaire général du ministère de la Santé, Robert Kargougou, a visiblement accordé une attention à qui lui a été dit par le Symeb.  Il a assuré que des dispositions nécessaires et diligentes seront prises pour la transmission de ce mémorandum à qui de droit. «Je voudrais vous traduire tout l’attachement du gouvernement à un dialogue franc et sincère qui apportera des réponses à vos préoccupations», a dit le représentant du ministre de la Santé.

Cela fait plus d’une année que la lutte dure et le Symeb espère que ces négociations vont aboutir.  «Ce mémorandum vaut avertissement et si les discussions n’aboutissent pas à un compromis acceptable pour l’ensemble des agents de santé, nous nous réservons le droit de mener des actions à notre corps défendant afin que notre plateforme puisse aboutir et cela pour le bonheur des populations», a prévenu le SG du Symeb avant de conclure «qu’une grève illimitée n’est pas exclue car cela fait partie des outils de lutte».