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11-décembre: "je renouvelle mon appel à une trêve sociale et à une union sacrée autour des FDS pour vaincre le terrorisme"(Roch Kaboré) 
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Burkina: le gouvernement et le MCC ont signé le 6 décembre 2019 à Ouagadougou l’aide-mémoire du second compact
Mauritanie: au moins 62 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie
Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 

TRIBUNE

 «Le 15 octobre nous rappelle de Thomas Isidore Noël Sankara, celui qui a le plus marqué les esprits de la jeunesse africaine. Ancien Président de la République du Burkina Faso (Pays des Hommes Intègres) et figure emblématique du continent africain, il était un homme d'État anti-impérialiste, anticolonialiste, incorruptible, panafricaniste et tiers-mondiste. 

On peut tuer un homme mais pas ses idées, disait-il. Effectivement, car de jour en jour, ses idées prospèrent et son œuvre est revisitée. Toute la jeunesse africaine parle de son courage, sa détermination, son patriotisme et de son panafricanisme. Il fait la fierté de la jeunesse africaine qui le considère comme un symbole vivant. Quatre (4) ans seulement au pouvoir du 04 août 1983 au 15 octobre 1987, date à laquelle il a été assassiné, il a changé son pays en particulier et le monde des opprimés en général. L’enfant de Yako a très tôt pris conscience de l’injustice coloniale et orienté les africains vers une indépendance totale.

Le révolutionnaire se battait pour une Afrique consciente, libre et totalement autonome. Selon lui, cette liberté ne peut s’obtenir que par la lutte. Il disait souvent en ces termes : 

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… »

Après avoir passé par le Prytanée Militaire de Kadiogo, l’Académie Militaire d’Antsirabé au Madagascar, il prit la tête du Centre National d’Entraînement Commando à Po.  En 1981, il est nommé à l’état-major à la division opérationnelle et en septembre de la même année,  il devient le Secrétaire d’État à l’information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo. Mais, il démissionne à ce poste en 1982, et déclare en direct à la radio et la télévision en disant ceci: « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! ».

Par-là, le révolutionnaire nous apprend que le représentant d’un peuple ne doit pas être une marionnette et que devant l’injustice, nous ne devons pas être silencieux. Alors, le président doit être auprès de son peuple et travailler pour son peuple. Son intégrité et son désintéressement sont unanimement reconnus. Quelle africanité !

 Sa politique était tellement importante pour le continent africain. Surnommé le président des pauvres, avec sa politique le Burkina Faso a connu des changements. Il a commencé par le changement de nom du pays, la Haute-Volta devient Burkina Faso (Pays des hommes intègres). Le train de vie des dirigeants est diminué, Sankara roule avec une voiture Renault 5. Il  mise sur l’éducation et la santé en construisant des hôpitaux et en organisant des campagnes massives de vaccination qui ont fait chuter le taux de mortalité infantile. Il promeut la consommation des produits locaux par la campagne « fabriquons et consommons burkinabé ».

Il a lutté contre la corruption par des procès retransmis à la radio. Il lance une grande réforme agraire de redistribution des terres aux paysans. Conscient des inégalités sociales du pays, il a mis en place des aides au logement (baisse des loyers, grandes constructions de logement pour tous). Thomas Sankara était un leader africain hors pair à qui ses actes ont dépassés ses paroles. En parlant de développement des pays africains, il est cité comme une source d’inspiration. 

Nous avons en nous la force et la capacité de combattre l’impérialisme. Quand le peuple se met debout, l’impérialisme tremble, disait-il. Il a tracé le chemin que devaient suivre les chefs d’Etats Africains car son œuvre constitue un plan de développement pour l’Afrique. Tout pays qui adopte ce plan se débarrassera de la pauvreté, l’injustice, la discrimination, la corruption, l’analphabétisme, la dépendance totale et de tout obstacle qui pouvaient freiner son émergence. Malheureusement, certains sont incapables de prendre le destin du continent africain en main. Et si ses idées étaient prises en compte par nos chefs d’Etats, qu’allait devenir l’Afrique ? 

Il est mort pour la libération du peuple africain, pour  préserver le continent contre ses ennemis qui n’étaient pas seulement les colons mais également ses propres fils. Thomas Sankara était un exemple pour le développement et l’indépendance de l’Afrique. De Dakar à Nairobi et de Tunis à Cape Town, son message est entendu et pris au sérieux par une grande partie de la jeunesse africaine car il a changé la mentalité de ses frères africains.

Aujourd’hui, Thomas Sankara est et demeure toujours la référence pour la jeunesse africaine consciente et qui aspirent à un changement. Il est aussi le symbole de la lutte contre l’esclavage et le néocolonialisme pour le monde entier car lors dans son dernier discours, il disait : « Permettez, vous qui m'écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part (…)»

L’Afrique a besoin des leaders comme Thomas Sankara. Je lance un appel solennel à l’endroit des chefs d’Etat Africains afin qu’ils épousent son idéologie pour la relance du continent vers la course du développement et du progrès.

Thomas Sankara est et demeure le véritable symbole vivant pour la population africaine mais surtout pour la jeunesse.

Vive Sankara !

Vive l’Afrique !»

Aliou KOUME

Agent administratif

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