Aujourd'hui,
URGENT
Football: la CAN au Cameroun va se dérouler du 9 janvier au 6 février 2022.
Burkina : le gouvernement règlemente l’achat et l’utilisation des drones civils.  
Justice : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé définitivement acquittés par la Cour Pénale Internationale.
Justice : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé définitivement acquittés par la Cour Pénale Internationale.
Burkina: le couvre-feu prorogé de 60 jours dans la région de l’Est.
Niger: tentative de coup d'état à 48 heures de l'investiture de Mohamed Bazoum, le président élu.
Médias: un incendie a ravagé ce matin les  locaux de la télévision BF1. Pas de blessé, mais d'importants dégâts matériels.
Burkina: le secteur minier, c’est 71% des recettes d’exportation,  50 tonnes d’or produites en 2019 qui ont rapporté 1420 milliards FCFA.
Mines: en 2020, l’exportation d’or a rapporté près de 2 000 milliards de FCFA au Burkina (Oumarou Idani). 
Covid-19: un nouveau décès et 83 nouveaux cas à la date du 12 janvier 2021 au Burkina Faso. 

SOCIETE

Un communiqué détaillé de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch -intitulé «Burkina Faso: Flambée d’atrocités commises par des islamistes armés»- et publié le 6 janvier 2020 égrène des témoignages glaçants de survivants de différentes attaques terroristes survenues au Burkina Faso en 2020. Parmi eux, deux témoins du massacre le 24 décembre dernier à Arbinda, qui a coûté la vie à 35 civils, dont 31 femmes, racontent, dans l'extrait qui suit, ce qu’ils ont vu aux enquêteurs de l’ONG. 

Le 24 décembre, vers 4 heures du matin, un groupe islamiste armé a attaqué simultanément un détachement militaire et un camp informel de personnes déplacées internes à Arbinda, la capitale du département ayant le même nom. L’attaque a tué 7 soldats et au moins 35 civils, principalement des femmes. Le camp se situait à environ un kilomètre du détachement militaire.

Une femme a déclaré avoir vu 37 morts: 30 femmes, 5 hommes et 2 jeunes enfants. Elle a témoigné:

«Lorsque les tirs ont commencé, je me suis jetée au sol et j’ai rampé jusqu’à une petite maisonnette en banco où je me suis cachée jusqu’à ce que cela s’arrête. Je les ai vus tirer sur tout ce qui bougeait et mettre le feu aux tentes. Presque tous les morts étaient des personnes déplacées. Cinq d’entre elles étaient des femmes qui étaient parties tôt ce matin-là pour aller chercher de l’eau dans le village voisin d’Ourondou. Nous pensons que les assaillants les ont tuées alors qu’elles fuyaient.»

Un autre témoin a raconté:   «J’ai entendu le bruit de tant de motos… Certains [islamistes armés] sont allés vers le poste de la gendarmerie, d’autres ont ouvert le feu sur nous, dans le quartier des réfugiés. J’ai vu 22 de mes voisins morts. Il y avait parmi eux deux enfants en bas âge. J’ai survécu en me cachant derrière un foyer amélioré [fourneau en argile]. Deux terroristes ont ouvert ma porte mais ne m’ont pas vue. Ensuite, ils sont entrés dans la hutte de ma voisine et l’ont abattue… Ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le fait de tuer le bébé. Finalement, ils ont tiré sur lui. Les tirs n’ont cessé qu’au vol d’un avion au-dessus de nous, c’est ce qui les a fait fuir.»

Selon l’armée, 80 terroristes ont été abattus dans la riposte.

Le 27 décembre, l’État islamique a revendiqué l’attaque contre le détachement militaire, sans mentionner le meurtre des civils.

Lire l’intégralité du communiqué de Human Rights Watch ici 

 

 

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