Aujourd'hui,
URGENT
Mauritanie: au moins 62 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie
Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 
5e RGPH: la ministre en charge de la famille, Laurence Ilboudo plaide pour un recensement exhaustif des personnes en situation de  handicap
Burkina: les pétards pour divertissement toujours interdits (ministère du Commerce)
Environnement: 2019 achève la décennie la plus chaude jamais enregistrée, selon l’ONU (RFI)
Gabon: arrestation de Brice Laccruche, ex-chef de cabinet du président Bongo
Burkina: une vingtaine de terroristes abattus  à Toéni (Boucle du Mouhoun) et Bahn (Nord)
Football: l'attaquant burkinabè, Jonathan Pitroipa met fin à sa carrière internationale après 13 années
Burkina: «75 % des sources d’infections du VIH chez les couples, viennent des prostitués» (Etude)
Football: l'Argentin Lionel Messi remporte son 6e ballon d'or, un record

©Radio Oméga

SOCIETE

Des centaines de déplacés ont bloqué ce mercredi matin, toutes les voies d’accès de Kongoussi, pour exiger la prise immédiate de mesures de sécurité, devant favoriser leur retour dans les villages désertés et procéder à l’inhumation de leurs proches, encore abandonnés pour certains dans les champs. Une dépêche de l'Agence d'Information du Burkina (AIB). 

Les manifestants composés essentiellement d’hommes exigent des autorités nationales, la sécurisation de la commune de Zimtenga afin de leur permettre de regagner leurs domiciles. «Nous ne sommes pas des affamés.Nous avons juste besoin de la sécurité pour vivre. Dans nos villages on vient nous massacrer et l’État ne fait rien pour nous venir en aide. Nos parents assassinés, jouxtent toujours dans les champs depuis 3 jours parce que les gens ont fui. Depuis le début des attaques à Zimtenga, aucune présence de force de défense n’a été aperçue. Quand même ! Chaque jour, ce sont des réunions à n’en pas finir au niveau de l’administration pendant que nous mourrons sur le terrain. Trop c’est trop. Si l’État est incapable de nous sécuriser, qu’il nous autorise à payer des armes pour le faire nous-même » s’est indigné un manifestant dans la foule, âgé d’environ 50 ans.

Cette manifestation intervient au moment où le gouverneur de la région du Centre-nord Casimir Segda était attendu dans la province. Certains riverains qui ne sont pas mêlés à la manifestation n’hésitent pas à les encourager dans leur démarche. «Ils ont raison de manifester. Depuis plus de 5 jours, on ne fait que tuer les gens dans les villages et l’Etat ne déploie pas la sécurité pour les protéger. Je les soutiens» dit un motocycliste qui observait le mouvement de loin.

Selon le porte-parole des manifestants Boukary Sayoré, les manifestants ne sont pas des vandales. «A Zimtenga, il ne reste que le chef du canton. Et si quelque chose l’arrivait aussi ? Nous attendons le gouverneur pour l’escorter il va prendre le pouls de la température que nous vivons. Mais si d’ici ce soir, rien n’est fait pour que puissions enterrer nos cadavres et retourner chez nous, nous allons prendre nos responsabilités à main nues» a-t-il dit.

En milieu de journée, le trafic est toujours interrompu sur la nationale 22 et les manifestants font toujours le pied de grue en attente du gouverneur. Après l'arrivée du gouverneur, les négociations ont permis la levée du blocus. Intervenant cet après midi à l'issue du Conseil des ministres, le ministre en charge de l'administration territoriale, Siméon Sawadogo a invité les populations au calme et a indiqué des mesures seront prises pour ramener la sécurité dans les zones attaquées.

 

Entre samedi et lundi, des inconnus armés, sillonnant la commune de Zimtanga sur des motos, ont tué au moins 24 personnes dans les villages de Komsilgha, de Deneon, d’Alga et de Kanrgo, selon un décompte de l’AIB.

Près de 19 mille personnes ont fui les villages en direction du chef-lieu de la province du Bam, Kongoussi, situé à 115km au nord de la capitale Ouagadougou.

Agence d’information du Burkina

 

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé