Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: les pétards pour divertissement toujours interdits (ministère du Commerce)
Environnement: 2019 achève la décennie la plus chaude jamais enregistrée, selon l’ONU (RFI)
Gabon: arrestation de Brice Laccruche, ex-chef de cabinet du président Bongo
Burkina: une vingtaine de terroristes abattus  à Toéni (Boucle du Mouhoun) et Bahn (Nord)
Football: l'attaquant burkinabè, Jonathan Pitroipa met fin à sa carrière internationale après 13 années
Burkina: «75 % des sources d’infections du VIH chez les couples, viennent des prostitués» (Etude)
Football: l'Argentin Lionel Messi remporte son 6e ballon d'or, un record
Burkina: le Premier ministre souhaite la reprise des négociations avec le monde syndical avant la fin de l'année
UE: la présidente von der Leyen veut «un nouveau départ» pour l'Europe
Burkina: l’Opposition politique exige la levée du secret-défense sur le budget de l'armée

©Dr/image d'illustration/Siège de la Douane

SOCIETE

Le Réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac) a rendu public hier lundi 30 septembre 2019 son rapport sur l’Etat de la corruption au titre de l’année 2018. La Douane est le service le plus corrompu de l’année suivie de la Police municipale. Le podium est fermé par la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM).

« Sur un total de 72 sollicitations avec la Douane, 46 cas ont fait l’objet de pratiques de corruption selon les répondants. 44 de ces 46 cas de corruption se sont déroulés lors des contrôles sur les axes routiers et deux cas lors d’opérations de dédouanement.  Au niveau des Polices municipales, le rapport révèle, selon les témoignages, que 104 des 105 cas de rétributions illégales ont eu lieu lors des contrôles de la circulation routière urbaine. 66,7% de ces rétributions illégales ont eu lieu dans la seule ville de Ouagadougou. Au niveau de la DGTTM, sur 119 sollicitations, ce sont 40 cas de rétributions illégales qui ont été notées. La plupart des cas de corruption évoqués à la DGTTM ont été enregistrés au niveau de l’administration des examens pour l’obtention des permis de conduire (23 cas sur 40) contre 17 cas sur 40 lors des opérations de retrait des documents (carte grise et PC essentiellement) » fait savoir Sagado Nacanabo, secrétaire exécutif du Ren-Lac.

Pour la première fois, la Douane a ravi donc la vedette à la police municipale jadis première en matière de perception de la corruption au cours des deux dernières années. Outre le trio de tête, la quatrième place est occupée par la gendarmerie nationale et la 5e par la police nationale. La 6e place revient à l’enseignement secondaire et la justice occupe quant à elle la 7e place. 

Ces différents résultats ont été obtenus par le biais d’un sondage qui s’est déroulé du 8 au 20 novembre 2018 dans les 13 chefs lieux de région et dans la ville de Pouytenga. Selon M. Nacanabo, 2016 personnes âgées d’au moins 18 ans dont 50,1% de femmes et 71,1% de scolarisés ont été sondés.  L’enquête s’est basée sur le Recensement général de la Population et de l’Habitation (RGPH) de 2006.

Outre ce classement, le Ren-lac a relevé que l’indice de la perception de la corruption a connu une hausse comparativement à celui de 2017. Le directeur du Ren-Lac explique : « Tout comme en 2017, sept  enquêtées sur dix estiment que la corruption est fréquente voire très fréquente au Burkina Faso.  (…) Si l’insurrection populaire d’octobre 2014 avait probablement donné des signaux d’espoirs aux populations dans la lutte contre la corruption, les années suivantes ont été celles de grandes désillusions pour celles-ci. Ainsi, seulement 27,3% de répondants pensent que la corruption a régressé en 2018, contre 36,6% en 2017. Cette proportion des enquêtés, pour lesquels la corruption régresse a donc diminué de 9,3 points de pourcentage par rapport à celle observée en 2017 ».

Aussi, le Ren-Lac estime que la détermination du chef de l’Etat et de son gouvernement à lutter contre la corruption n’a  pas été très perceptible. L’organisation a regretté « que celui qui devait incarner le symbole de la lutte contre la corruption, à travers son exemplarité, sa fermeté et l’impulsion d’une dynamique de gouvernance saine au sommet, s’est transformé en un spectateur impuissant face aux dérives de certains agents publics parmi lesquels ses plus proches collaborateurs ». 

Mais pour le Ren-lac, tout n’est pas encore perdu et l’on peut toujours rectifier le tir. Pour cela, le rapport a formulé plusieurs recommandations. L’on peut retenir entre autres : la prise systématiquement des sanctions disciplinaires à l’encontre des agents publics impliqués dans des cas de corruption, l’accélération du processus de réforme des inspections techniques ou corps de contrôle pour une lutte véritable contre la corruption et l’amélioration du mécanisme de redevabilité dans l’exécution de la commande publique. 

En outre, l’organisation a souhaité que l’on vote une loi en vue de protéger les lanceurs d’alerte et les médias qui révèlent les différents cas de corruption.

A l’endroit des services les plus corrompus indexés dans le présent rapport, le Ren-Lac demande d’instituer urgemment des contrôles réguliers au niveau des activités perçues comme étant celles qui offrent le plus d’opportunités aux pratiques corruptrices et veiller à ce qu’il y ait un traitement diligent des cas avérés de corruption dénoncés afin de rétablir la confiance entre les populations et les administrations concernées. 

En rappel, c’est depuis 2000 que le Ren-Lac publie annuellement son rapport sur l’Etat de la corruption.

 

 

 

 

 

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé