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Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 
5e RGPH: la ministre en charge de la famille, Laurence Ilboudo plaide pour un recensement exhaustif des personnes en situation de  handicap
Burkina: les pétards pour divertissement toujours interdits (ministère du Commerce)
Environnement: 2019 achève la décennie la plus chaude jamais enregistrée, selon l’ONU (RFI)
Gabon: arrestation de Brice Laccruche, ex-chef de cabinet du président Bongo
Burkina: une vingtaine de terroristes abattus  à Toéni (Boucle du Mouhoun) et Bahn (Nord)
Football: l'attaquant burkinabè, Jonathan Pitroipa met fin à sa carrière internationale après 13 années
Burkina: «75 % des sources d’infections du VIH chez les couples, viennent des prostitués» (Etude)
Football: l'Argentin Lionel Messi remporte son 6e ballon d'or, un record

SOCIETE

Ceci est un communiqué de presse des ONGs humanitaires sur la situation sécuritaire actuelle que connait le Burkina Faso.

Les ONGs humanitaires sont extrêmement préoccupées par l’escalade de la violence communautaire au Burkina Faso, alimentée notamment par la stigmatisation de certaines communautés, avec des conséquences désastreuses sur la situation humanitaire déjà difficile. Alors que le drame de Yirgou, survenu du 1er au 3 janvier 2019 est toujours vivace dans les esprits, le Burkina Faso connait de nouveau des scènes de violences entre des communautés à Arbinda. Ces exactions, perpétrées contre des populations civiles, ont fait officiellement 62 morts des blessés et des disparus. Outre les pertes en vies humaines, cette nouvelle vague de violence induit une augmentation des mouvements de population qui fuient leurs résidences pour des zones plus « sécurisées ».

Ces populations viennent s’ajouter aux 135 000 personnes déplacées internes, dont 65% vivent dans la région du Sahel et pour lesquelles, les acteurs humanitaires éprouvent des difficultés à apporter une assistance appropriée compte tenu du contexte sécuritaire et de la faible mobilisation des ressources financières. Le cas de Arbinda, où l’accès à l’eau, à la nourriture, au logement et aux soins est particulièrement difficile pour les personnes déplacées internes, illustre le risque d’une crise humanitaire d’ampleur, si rien n’est fait pour stopper cette violence entre les communautés. En tant qu’acteurs humanitaires œuvrant pour les populations les plus vulnérables du Burkina Faso, nous exprimons notre vive inquiétude au regard de l’évolution actuelle de la situation.

Nous réaffirmons notre conviction que seule une solution qui prend en compte les aspects politiques, sociaux et économiques de la crise tout en s’attaquant à ses causes réelles et profondes permettra d’instaurer une paix durable. Nous appelons toutes les parties prenantes, notamment l’Etat, à s’investir et à œuvrer en faveur d’un dialogue intercommunautaire afin de rétablir le vivre-ensemble, seule alternative pour la construction d’une paix et d’un développement durable. Outre les actions de réponses humanitaires d’urgence, de résilience et de construction de la paix, nous réaffirmons notre engagement à être aux côtés de toutes les communautés affectées sans aucune distinction, dans le respect strict des principes humanitaires de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité. Nous sollicitons tous les acteurs pour faciliter l’accès des humanitaires aux personnes vulnérables dans l’exercice de leur mission. 

Ont signé :

 

 

 

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