Aujourd'hui,
URGENT
Côte d'Ivoire: décédé le 8 juillet 2020, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly inhumé le  17 juillet à Korhogo. 
Mali: le Premier ministre a déclaré vouloir former "très rapidement" un gouvernement d'ouverture.
Mali: plusieurs figures de l'opposition arrêtées samedi après des troubles quasi insurrectionnels qui ont fait quatre morts. 
Présidentielle: Roch Marc Christian Kaboré officiellement investi par le MPP pour briguer un nouveau mandat en novembre 2020.
Transports: la liaison ferroviaire entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso a repris mercredi 8 juillet 2020 sur l'ensemble de la ligne. 
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 

SOCIETE

Au Burkina Faso, le paludisme, la diarrhée et les infections respiratoires sont les principales causes de la mortalité infantile. En partenariat avec les radios de proximité, l’ONG Development media international (DMI) a mené un essai contrôlé randomisé de 2012 à 2015 dans sept zones du Burkina Faso afin de réduire le taux de mortalité infantile et changer les comportements par une campagne de mass média. Les résultats de cette étude ont été présentés ce jeudi 29 juin 2017 à Ouagadougou.


Après 35 mois de campagne sur sept stations de radios sélectionnées aléatoirement avec sept zones de contrôle, les résultats de cet essai contrôlé randomisé montrent que dans des centres de santé, les consultations pour les enfants de moins de cinq ans et les soins prénataux et accouchements dans les zones d’intervention, comparées aux zones de contrôle, ont connu une augmentation. Selon le directeur régional Afrique de l’Ouest et centrale, Matthew Lavoie, cet essai contrôlé randomisé mené au Burkina Faso est la toute première étude au monde qui permet d’évacuer et de prouver statistiquement l’impact de la communication sur des indicateurs de santé. «Nous avons utilisé ce protocole de recherche pour prouver scientifiquement pour qu’il n’y ait aucun doute que la communication qui est responsable pose un impact direct sur les indicateurs de santé. Notre essaie contrôlé randomisé qui signifie qu’il y a des zones d’interventions et des zones de contrôlées, a consisté à mener une intervention sur une paillotte donnée et nous avons comparé l’évolution des indicateurs de santé sur l’ensemble des zones c’est-à-dire intervention et contrôle. De là, on compare l’évolution entre les deux zones et l’impact qui est démesurée dans la zone d’intervention peut être statistiquement attribué à l’intervention de la campagne de communication que DMI a mené avec ces partenaires radiophoniques», a expliqué le directeur régional. A l’écouter, cette étude scientifique a prouvé statistiquement que cette campagne a pu augmenter de 35% la fréquentation des centres de santé de premier soins pour le traitement de trois pathologies que sont le paludisme, la diarrhée et les infections respiratoires: principales cause de la mortalité infantile au Burkina Faso.

Et pour le directeur pays du DMI, Bassirou Kagoné, indépendamment des campagnes media, ils comptent se projeter vers l’agriculture et l’éducation dont l’objectif est d’utiliser la communication pour mettre en œuvre les produits. Aux dires du directeur pays, la campagne s’est menée à travers de spots radios d’une minute, et des émissions interactives. Il a indiqué que l’objectif de ces diffusions pendant ces 35 mois était de contribuer à la réduction de la mortalité infantile. «On a pris le pari de démontrer que la communication pouvait changer les comportements et on s’était fixé un taux de 15 à 20% de réduction de mortalité infantile mais, on en est à 6%. C’est très encourageant, mais ce qui est notoire à relever, c’est au niveau des résultats. On s’est rendu compte que le taux de fréquentation des centres de santé pour les consultations diarrhéiques, le paludisme, et les infections respiratoires sont accrus de 35%», s’est justifié M. Kagoné.

Il a tout de même précisé que l’objectif de DMI, c’est de pouvoir disposer d’éléments de plaidoyer afin que les acteurs du développement tiennent compte de la communication dans leur budgétisation. «Il faut que la communication puisse être considérée comme une activité à part entière dont la budgétisation permette d’atteindre les résultats» dit-il.

Le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou a, quant à lui, félicité DMI et ses partenaires pour la présentation de ces résultats qui sont très importants. «La présentation des résultats de cet essai contrôlé randomisé est très importante parce que c’est la preuve que nous pouvons avoir aujourd’hui des changements de comportements par une communication bien appropriée et ciblée. Dans de nombreux projets qui sont mis en œuvres dans notre pays, le volet communication apparait comme une portion congrue alors que nous pouvons avoir des économies majeurs en termes de coût, d’infrastructures, de garantie du cadre de vie si nous avons une communication appropriée. Et, dans le cadre de la lutte de réduire la mortalité infantile, je pense que cette approche est à saluer» s’est-il réjouit.

Il est à noter que DMI est une ONG d’origine britannique qui s’est constituée en ONG au Burkina en 2011 pour intervenir dans le développement. C’est un ensemble de professionnel de medias qui se tournent vers le développement en réalisant des campagnes de mass média.