Aujourd'hui,
URGENT
Maouloud 2020: la journée du jeudi 29 octobre 2020 déclarée chômée et payée sau Burkina Faso.  
Justice: Jean Claude Bouda recouvre la liberté 5 mois après sa détention à la Maco. 
Burkina:  18 Burkinabè meurent dans un accident à l'entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire (conseil des ministres).       
Mali: plus de 100 djihadistes libérés en vue d’un échange pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et Sophie Pétronin (AFP).
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).

POLITIQUE

Les plaidoiries des avocats de la défense se sont poursuivies ce mardi 17 janvier 2017 au tribunal militaire de Ouagadougou. Pour cette deuxième journée des plaidoiries, le tribunal a écouté 12 avocats plaidant la cause de 13 inculpés. Ce qui porte le total des deux journées à 23 plaidoiries pour 25 accusés sur 29. 



Suspendu aux alentours de 18 heures, le procès reprend ce mercredi  18 janvier dans la matinée avec la plaidoirie  de Me Michel Traoré, l’avocat du caporal Madi Ouédraogo. Ce dernier défendra également la cause des trois autres accusés restant dans le box. Au cours de cette journée de plaidoiries, les avocats sont revenus essentiellement sur la requalification du chef d’accusation initial en complot militaire et « les preuves » remises hier lundi au tribunal et au parquet qui sous tendraient les propos de Madi Ouédraogo.

Des preuves remises au tribunal
A ce sujet, Me Christophe Birba a indiqué que le dossier remis au président du tribunal contenait trois pièces : « La première catégorie de pièces, ce sont des prises de vues des armes retrouvées avec ceux qui voulaient attenter à la vie de Salifou Diallo, des véhicules civils avec même les numéros d’immatriculation très apparents, des stupéfiants  et des munitions. Tout avait été photographié et les photos disponibles, nous les avons mis à la
disposition du tribunal. La deuxième catégorie de pièces, ce sont des échanges de courriers. Me Halidou Ouédraogo avait écrit au chef de corps pour dire qu’il avait été saisi par les familles de ceux qui avaient été détenus -suites au projet d’assassinat des officiers- et qu’il souhaitait leur libération parce que cela était une détention arbitraire.  Et que le chef de corps avait clairement répondu que cela n’était pas le cas car ils étaient détenus suites à un projet d’assassinat des officiers exceptés quelques personnes (…) La troisième catégorie de pièces, est plus parlante car c’est un enregistrement vidéo de la rencontre tenue le 7 juillet 2015 dans la salle polyvalente à Ouaga 2000. Rencontre présidée de la droite vers la gauche par le général Gilbert Diendéré, le général Pingrenoma Zagré, le colonel Kaboré, chef d’Etat-major de l’armée de terre, et le colonel Kéré. Au cours de cette rencontre, le projet a été complètement expliqué au chef d’Etat-major général des armées » a indiqué Me Birba pour qui ces preuves doivent amener le tribunal à explorer la piste du complot tel qu’évoqué par le caporal Madi Ouédraogo.

De la requalification en complot militaire
Pour les avocats, il ressort que cette requalification est « maladroite » du fait que les procédures pour le faire n’ont pas du tout été respectées. « Pour pouvoir le faire, il aurait fallu rouvrir les débats afin de permettre aux accusés de se prononcer sur cette nouvelle charge qui vient même alourdir leur peine. Le tribunal allait voir s’il y avait d’autres pièces à communiquer et/ou d’autres témoins à entendre avant de clore les débats pour qu’enfin nous puissions utilement faire nos plaidoiries. Ce qui n’a pas été le cas », a dit Me Ollo Larousse Hien, avocat commis d’office.

Les plaidoiries prendront fin en principe ce mercredi avec le passage de Me Michel Traoré, seul avocat restant qui assure la défense duc Madi Ouédraogo et de trois autres inculpés. C’est à l’issue de cela que le tribunal se retirera pour les délibérations finales.

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