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Burkina: le gouvernement et le MCC ont signé le 6 décembre 2019 à Ouagadougou l’aide-mémoire du second compact
Mauritanie: au moins 62 migrants sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de la Mauritanie
Burkina: le budget de l’Etat gestion 2020 se chiffre en recette à 2 233,316 milliards FCFA et en dépenses à 2 518,456 milliards FCFA 

ENVIRONNEMENT

Ouagadougou abrite du 14 au 17 juin 2017, la célébration de la 23e Journée mondiale de Lutte Contre la Désertification (JMLCD) pour conjurer la menace sur le développement, la prospérité et la paix. L’un des moments forts de cette célébration est intervenu, le jeudi 15 juin 2017, dans la salle de conférences de Ouaga 2000, en présence des Présidents Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso, Ibrahim Boubacar KEITA du Mali et Mahamadou ISSOUFOU du Niger.


La célébration de la 23e Journée mondiale de Lutte Contre la Désertification à Ouagadougou n’a pas été qu’une rencontre d’échanges. Après la réflexion autour du thème «Notre terre, notre maison, notre futur », les participants ont décidé de lancer des appels à l’action.

Le premier appel, celui des communautés religieuses, a été lancé par l’Archevêque de Ouagadougou, le Cardinal Philippe OUEDRAOGO. « Agissons ensemble pour la sauvegarde de l’environnement, notre maison commune », a lancé le leader religieux, avant d’inviter toute la communauté à « soutenir et à accompagner par toutes les initiatives relevant de nos compétences propres, toutes actions de nos gouvernements et de nos Etats visant à relever ensemble ce défi du dérèglement climatique qui menace la survie de notre planète ».

A sa suite, Monsieur Batio BASSIERE, Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a lancé, au nom des participants, l’appel de Ouagadougou pour la création d’emplois liés à l’exploitation de la terre. Il a ainsi invité la communauté internationale à « promouvoir des partenariats afin de réhabiliter 10 millions d’hectares de terres dégradées et créer 2 millions d’emplois liés à l’exploitation durable des terres pour les jeunes, les femmes et les migrants d’ici à 2020 ». Le ministre burkinabè a aussi exhorté les pays africains à créer « les conditions nécessaires au développement de nouvelles opportunités d’emplois en identifiant les sites où l’accès à la terre peut être renforcé et les droits fonciers sécurisés en particulier au profit des populations vulnérables ».

Le Ministre de l’Environnement a invité les partenaires au développement à « soutenir les pays africains à investir dans les infrastructures rurales, les outils de réhabilitation des terres et le développement des compétences dans les sites identifiés comme les zones de migrations ».

Témoin de ces appels, Madame Monique BARBUT, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la Lutte Contre la Désertification, s’est réjouie de voir que « les participants à ce colloque ont décidé de passer des discours à l’action ». Elle a partagé avec l’assistance ses craintes de voir les moyens de subsistance disparaître du fait de la pression que subissent les ressources naturelles. Cette disparition induirait selon elle, l’exposition de la jeunesse au chômage.

« L’appel à l’action lancé lors de ce colloque démontre une volonté politique forte afin de rendre viables les terres et la vie des communautés rurales en particulier pour les jeunes », a-t-elle souligné.

La célébration de la 23e JMLCD a permis selon elle, de mettre en lumière le fait que « les terres constituent l’élément vital pour créer des opportunités économiques dans le développement, la stabilité et la sécurité en Afrique ».

La présence des trois chefs d’Etat à cette cérémonie est le témoignage de leur engagement commun à prendre à bras le corps la question de la désertification. Selon le Président du Faso qui s’est exprimé au nom de ses pairs, la lutte contre ce phénomène commande une mobilisation et une solidarité internationale agissantes. Se prononçant sur le thème de cette célébration, le Président Roch Marc Christian KABORE a indiqué qu’il s’agit d’une interpellation à « considérer la terre productive comme la mère nourricière du monde ».

Cela doit conduire, selon lui, à « développer ensemble des technologies vertes intégrées et partager nos connaissances pour promouvoir et mettre à l’échelle les bonnes pratiques de gestion durable des terres ». Il a reconnu qu’au-delà des technologies, il faut « des financements innovants au niveau international, régional et national ». Il a enfin engagé ses pairs à œuvrer pour la « promotion de partenariats régionaux et mondiaux pour l’investissement dans la réhabilitation et la gestion durable des terres à toutes les tribunes d’échanges » à travers le monde.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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