Aujourd'hui,
URGENT
Brésil: l'ex-président brésilien Lula est sorti de prison après plus d'un an et demi d'incarcération
Burkina: les trois opérateurs mobiles (ONATEL, ORANGE et TELECEL) comptent 19 millions d’abonnés, soit un taux de pénétration de 96%
Burkina: Macky Sall exprime sa solidarité au peuple burkinabè après l'attaque du convoi de la mine de Semafo à Boungou
Mali: le chef djihadiste Amadou Koufa placé sur la liste terroriste américaine
Côte d'Ivoire: Charles Blé Goudé sera jugé par le tribunal criminel à Abidjan
Burkina: les syndicats de la santé suspendent leur mouvement d'humeur engagé depuis plus de 6 mois suite à la reprise des négociations
Burkina: la Brigade spéciale des investigations Anti-terroristes chargée de l’enquête su l'attaque du convoi de la mine de Semafo
Burkina: au moins 37 morts dans une attaque terroriste contre un convoi de la société minière de Boungou (Semafo) à l'Est
Burkina: le député Daouda Simboro démissionne de son poste de député à l'Assemblée nationale
Climat: les États-Unis officialisent leur sortie de l'accord de Paris sur le climat

CULTURE

Le viol et l’inceste sont des crimes punis par les différentes lois en vigueur. Un seul hic demeure : les victimes de ces agressions sexuelles  sont marquées à vie et souvent ont peur d’en parler pour éviter le regard de la société. Mais pour le chorégraphe Seydou Boro, il faut en parler pour que ces victimes soient soulagés et essayent d’oublier ces moments horribles. « Kotéba» est sa dernière création chorégraphique et au cours d’une quarantaine  de minutes, par des mouvements synchronisés du corps, il en parle sans tabous, torse nu et en tunique rouge, symbole fondamental du principe de vie.

L’avant-première de cette création hautement orchestrée est prévue les 13 et 14 septembre 2019 à Anvers en Belgique. Mais avant ces dates, le chorégraphe a présenté un avant gout de « Kotéba» au public ouagavillois. C’était le samedi 3 août dernier au Centre de développement chorégraphique (CDC), la termitière.

« Coté bas parle d’un rituel. Ce rituel se veut un moment où on se raconte des choses. Et dans ce rituel, je parle du viol et de l’inceste car dans nos sociétés comme celle du Burkina, certains pensent que ça n’existe pas alors que cela existe bel et bien. Donc je voulais mettre l’aiguille sur la plaie pour qu’on en parle. Il y a de nombreuses personnes qui subissent cela mais qui se taisent. Cette thématique me tenait à cœur et il fallait que l’on mette cela sur la place publique » a fait savoir Seydou Boro.

Pour le chorégraphe, le viol par exemple est prescrit sur une période de 10 ans en règle générale. Ce qui est frustrant pour le chorégraphe qui estime que la victime vivra éternellement avec le mal. « Mon ami fait l’amour avec sa femme mais ils ne sont jamais deux. Ils sont trois car à jamais il y a toujours la présence d’une troisième personne, l’ombre du violeur est quasi-permanente » raconte l’auteur de Kotéba dans la création. Il estime qu’il y a des responsables et ces derniers doivent répondre.

Après l’avant-première en septembre prochain en Belgique, le public burkinabè pourra redécouvrir le rituel de Seydou Boro au cours du Festival Dialogues de corps.

 

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé