Aujourd'hui,
URGENT
Nécro: le célèbre saxophoniste camerounais Manu Dibango (86 ans) s’est éteint mardi, de suite de Coronavirus.
Coronavirus: le Niger a enregistré jeudi 19 mars 2020 son premier cas d'infection (ministère de la Santé du Niger). 
Coronavirus: le parlement burkinabè suspend les plénières à l'hémicycle jusqu'au 1er avril 2020.         
Covid-19: une quinzaine de députés français sont contaminés à ce stade. Ce chiffres est peut-être sous-estimé. 
Coronavirus: le Bénin enregistre son premier cas: un Burkinabè arrivé au Bénin le 12 mars 2020.
Covid-19: les syndicats suspendent la marche meeting du 17 mars, mais maintiennent la grève générale du 16 au 20 mars. 
Coronavirus: 15 cas avérés détectés au Burkina Faso à la date du 15 mars 2020 (ministère de la Santé). 
Covid-19: le gouvernement ferme les écoles du Burkina du 16 au 31 mars 2019. 
Mali: la Canadienne Edith Blais et l’Italien Luca Tacchetto enlevés au Burkina Faso en 2018 retrouvés vivants près de Kidal (Minusma). 
Coronavirus: un troisième cas avéré au Burkina Faso, 7 prélèvements en attente de résultats (ministre de la Santé)

CULTURE

Démarrée à Ouagadougou, l’exposition itinérante de Ahoua Yaméogo s’est installée depuis le 26 octobre et ce, jusqu’au 4 novembre 2018 à Koudougou.


Autodidacte,  Ahoua Yaméogo a commencé à peindre en 1992. Après une interruption de quelques années, elle a véritablement repris en 1996 et a perfectionné sa technique par des ateliers au Burkina, au Sénégal, en France et en Belgique. L’œuvre générale de Ahoua Yaméogo est le fruit d’un métissage culturel. Il tient de cet amour, cette émotion ressentie, innée, qui confère à l’artiste cette dextérité de transposer à travers le médium, ce lieu qui suscite en elle, cette poésie de la vie, mimée dans les couleurs.

L’œuvre picturale de l’artiste  se décline en plusieurs dimensions : un regard à la fois poétique et lucide d’un témoin des images et des faits marquants et des actes manqués de son continent l’Afrique et de la marche du monde ; une appréhension stylisée et parsemée de mille délicatesses artistiques  dont l’artiste a le secret et une vision artistique dont la dimension holistique place l’artiste dans la sphère des grands expressionnistes des temps passés et de notre époque.

Mais il serait réducteur de vouloir enfermer l’art et l’approche esthétique de Ahoua Yaméogo dans un carcan. Bien au contraire, ses œuvres dénotent d’un puissant et subtil mélange de visions et de convictions, de rêve et de réalisme. D’aucuns  préfèreront le nom de métissage, entre le passé et le présent, entre les  expressions helléniques de l’art et de la figuration nègre de l’expression artistique, au sens senghorien. C’est au demeurant la charge expressive de tous ces courants qui traversent son œuvre qui font que, non seulement elle est polysémique mais également, elle emporte  aussi bien l’adhésion des spécialistes que l’enthousiasme du grand public.

L’artiste elle-même reste convaincue que l’avenir appartient au métissage,  au grand dam des extrémistes de tous genres et pense qu’il est la clé de l’acceptation de l’autre avec ses différences, constituant ainsi un mutuel atout. C’est pourquoi résolument tournée vers le modernisme, elle demeure très attachée aux valeurs africaines, car selon elle, «nos différences socioculturelles doivent être source de richesses.» Son inspiration vient de ce bouillon de cultures dans lequel elle a eu le privilège de par la position sociale de sa famille d’y baigner. En effet issue d’une famille de masques (les sikomssés) de la région de Koudougou, son éducation s’est passée entre respect de la personne humaine, amour du prochain, solidarité, intégrité, importance de la famille et ouverture vers le monde moderne.

L’œuvre est porteuse d’une nouvelle tendance artistique qui prend en compte le souci d’imprimer la marque des arts plastiques dans notre patrimoine culturel. L’exposition itinérante qu’elle organise démontre que l’artiste peut vivre de son art et contribuer à l’équilibre social de sa communauté en particulier et au développement de son pays en général.

Sogolon Kedjou la bossue

Mère du fondateur de l’empire mandingue rejetée pour son physique, elle donna à l’Afrique le plus célèbre de ses héros : Soundiata Keita, fondateur de l’empire mandingue. La vie persécutée de Sogolon Kedjou, mère dévouée et courageuse, nous enseigne que les femmes les plus humbles peuvent aussi accoucher de grands hommes. Les œuvres de l’artiste sont essentiellement orienter vers quatre thèmes qui donnent un sens à son travail car très représentatif du sens qu’elle donne à son existence. Il s’agit des violences faites aux femmes et aux enfants ; La préservation de notre environnement ; La sauvegarde des valeurs morales et culturelles africaines et le métissage culturel.


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